Conférence internationale sur la souveraineté scientifique
La Tunisie accueille la 26ᵉ conférence annuelle de l’Académie africaine de management et de développement, l’une des principales organisations scientifiques internationales dédiées à l’évolution du secteur des affaires en Afrique. L’événement se tient sous le thème : « À la croisée des chemins entre les turbulences locales et mondiales : la transformation des organisations pour l’avenir de l’Afrique ».
Dans une déclaration à Mosaïque FM, la professeure en sciences de gestion à l’Institut supérieur de comptabilité et d’administration des entreprises de l’Université de La Manouba, Rim Boudrebala, a souligné que cette conférence constitue une étape scientifique majeure dans la consolidation de la « souveraineté scientifique africaine », en favorisant la production de connaissances ancrées dans les réalités du continent, plutôt que la simple reproduction de modèles théoriques importés.
Elle a précisé que cette rencontre vise à renforcer l’intégration des chercheurs africains dans les dynamiques mondiales de la recherche scientifique, tout en mettant l’accent sur les travaux portant sur les problématiques des pays du Sud, notamment dans les domaines de la gestion, du développement et de l’administration des affaires.
Pour la première fois, la Tunisie accueille cet événement, après plusieurs éditions organisées dans des pays africains anglophones tels que le Nigeria, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. Un choix qui, selon elle, témoigne de la confiance accordée aux compétences académiques tunisiennes et de l’intérêt croissant pour les questions africaines ainsi que celles de la région MENA.
Elle a ajouté que l’organisation de cette conférence repose sur un partenariat entre plusieurs institutions universitaires et de recherche, dont le laboratoire de recherche « LIG », l’Institut supérieur de comptabilité et d’administration des entreprises, l’Université de Manouba, ainsi que la chaire UNESCO pour l’enseignement supérieur et le développement durable en Afrique.
Enfin, elle a insisté sur l’objectif central de cette rencontre : passer d’un statut de consommateurs de savoir à celui de producteurs de connaissances, en développant des approches et des théories fondées sur les réalités africaines et capables d’apporter des solutions concrètes aux défis économiques, sociaux et de développement du continent.